
petit portrait sévère entre l'afro hair cut 75-80' et quelque chose de Jean Schultès; je suis assez content de ce que mon barbu crêpu toise un peu la situation de haut...censeur derrière
lunettes noires!
fin 70' et bien plus de gueule que notre pauvre époque actuelle: l'Amérique méprisait ses boys revenus du Vietnam en loosers; les Harlem globe-trotter's
défilaient en survêt; la Funky familly s'envoyait en l'air entre deux trips psyché et un harem de Goa girls, tendance souple et détendue; les Rastas préféraient encore la douceur de leur
île; Brejnev en bon camarade russe, activait ses soldats de plomb sur l'échiquier; tout le monde se foutait des chinois, des juifs et des arabes...
nota, actu: Les victimes vietnamiennes de l’agent orange, ce défoliant massivement utilisé par l’armée US durant la guerre du Vietnam, ont été déboutées par la
Cour d’Appel de New York. Trente ans après, cet agent toxique qui a contaminé plus de 3 millions de vietnamiens continue de provoquer décès, maladies et malformations...j'ai pas osé faire un
portrait de ce que cela donnait mais je devrais!!

le nippon project est enfin sur les rails: galerie, site et partenariats...Tokyo me
tend les bras et j'oublie pas Monaco même si...
l'avant goût n'est pas aigre-doux, au contraire, c'est la motivation d'un challenge over et la possibilité de sortir mon art de la vieille Europe exangue!
Ref la ballade de l'impossible, Haruki Murakami
Toru Watanabe (portrait) qui a désormais trente-sept ans, se trouve dans un avion qui vient juste d’atterrir à Hamburg. Alors qu'il s’apprête à débarquer, à
l’improviste les haut-parleurs diffusent Norwegian Wood, cette chanson des Beatles qui le bouleverse en le reportant dix-neuf ans en arrière …. Dans les rues du centre de Tokyo, carrefour des
solitudes, Watanabe e Naoko, un jeune homme et une jeune fille de dix-huit ans, font de longues promenades presque en silence, après s’être retrouvés par hasard. Ils ne savent pas vraiment quoi
se dire, ou peut-être ont-ils peur d’aborder, en parlant, le secret qui les lie : le suicide sans explication, lorsqu’ils avaient 16 ans et qu’ils fréquentaient le même lycée, de Kuzuki, le
meilleur camarade de Watanabe et le petit ami de Naoko.
Il en naît une poignante histoire d’amour, dans le climat qui règne au Japon après 1968, entre passions culturelles et luttes politiques, rythmée par une longue
série de morceaux de musiques qui va des Beatles aux Doors, de Bill Evans à Miles Davis. A l’époque Watanabe, est étudiant en première année dans une université de Tokyo, et il habite dans un
foyer de garçons. De nombreux personnages gravitent autour de lui : son compagnon de chambre, surnommé le facho (Sturmtruppen dans la version italienne, appellation tellement plus réaliste qui
justifie une fois de plus le fameux « traduttore, traditore ») pour son étrange comportement d’une intransigeance toute militaire, et Nagazawa qui préfigure la réussite à tout prix, sans
considération pour sa petite amie Hatsumi, mais dont il partage les goûts littéraires, et les virées nocturnes où celui-ci l’entraîne à la recherche de filles et d’alcool. A l’université,
Watanabe connaît Midori, une étudiante qui suit les mêmes cours que lui, jeune fille d’une grande vivacité, fantasque, originale et sincère, à l’amitié exigeante et très érotique. Il y a aussi
Reiko, la musicienne ridée prématurément, débordante de générosité, qui partage l’appartement que Naoko occupe dans une maison de repos loin de Tokyo, après avoir disparu sans un mot le soir de
ses 20 ans, alors qu'elle venait de faire l’amour avec lui pour la première fois. Dans cette ambiance et au milieu de ces personnages, Watanabe se meut avec le pas feutré, la gentillesse et la
délicatesse qu’on imagine volontiers comme caractéristiques des Japonais, mais aussi avec un mélange de disponibilité et d’indécision qui sont celles de l’abord de l’âge adulte. Le livre est
presque une suite de dialogues à deux, parfois à trois, avec une qualité d’écoute qui finit par nous entraîner dans la douceur d’une confidence, faite un soir au coin du feu, même si le thème
central est la difficulté de vivre et la mort.

petit compte-rendu sur le salon IMAGINA qui se termine en Principauté (avis d'un professionel et habitué des éditions antérieures /
thanks Phil): l'orientation de cette année semble plus concrète avec un recentrage sur les applications indus, archi et autres de la 3D. moins de show-off mais plus de solutions pratiques que
l'on va retrouver très vite dans la sphère économique et professionelle. moins de stands aussi mais sûrement de bons contacts pour les exposants puisque tout ceux qui comptent se sont bien
retrouvés là, pour la Messe annuelle et pour travailler. l'heure n'est donc plus au flamboyant mais au concret...vu l'époque,on s'en serait douté!
message: Phil ressort de tes cartons, les projets; un prof doublé d'un artiste, c'est pas si mal, aux vues de la rigueur du contexte social...

dans le circuit de l'art, on retrouve les mêmes paramètres que dans le domaine musical: finalement on parle de tour, circuit et programmation...c'est un peu
toujours l'histoire d'un réseau et le fait de faire tourner une nouvelle production. difficile de changer d'orientation géographique ou d'allonger les étapes pour passer à l'international:
syndrome du Tour de France en quelques sorte...hormis que le réseau national n'est pas au mieux de sa forme; l'initiative privée devient rarissime, les entreprises doivent soutenir les musées
et les meilleurs galeristes sont ceux qui profitent encore un peu du fillon des subventions étatiques: c'est dire! tout le monde se bat pour s'attacher le collectionneur amèricain type;
autant de sacrifices pour art basel ou miami art (basel) et autant de léche-culs VIP qui ne sert que s'il y a du produit spéculatif à présenter derrière; l'art contemporain est devenu le
terrain de jeu préféré du collectionneur-spéculateur-dealer: le but étant d'avoir les meilleures oeuvres sur le premier marché des artistes médiatisées et en fort potentiel de liquidité
(aptitude d'une oeuvre à se transformer en argent)....encore plus fort, en ce qui concerne l'historique- à savoir les grands artistes morts de l'art moderne- où dans ce cas tout vaut selon la
date et la provenance: des centaines de millions d'us dollar sont génèrés chaque année par la spéculation et l'entente du marché autour d'une vingtaine d'artistes superstars des ventes
publiques; 2006 aura été l'année Modigliani du moins sur le marché gris où une même oeuvre a pu s'echanger trois fois en doublant de prix (et cela peut atteindre + de 30 millions d'euros pour
les meilleures!)
Aaahhh le monde est fou, mais c'est surtout une co-propriété dont seul 10 000 personnes sur le total de l'humanité, détient les clefs! memento
mori.

Ce portrait est le début d'une petite série que je débute ces jours-ci; le thème pourrait être "les Scandinaves et le soleil"...à savoir que ce qui m'interesse
en particulier, c'est le rapport des européens du nord avec notre soleil méditerranéen; cette peau laiteuse qui rougit et absorbe la lumière par urgence et besoin mais jamais
uniformèment...il y a chez les scandinaves, un apprentissage culturel de soleil et de son énergie, très naïf, voire maladroit et touchant: les réactions d'un épiderme sevré les 3/4 de
l'année, les disparités de bronzage, les marques des ratés qui traduisent un besoin vital et sain alors que notre culture ambiante nous pousse à la méfiance, la protection et canalisation du
dieu soleil

la semaine du mardi 23 / vendredi 26 Janvier 2007 (en commençant ce nouveau blog), j'avais écris:
" tiens, il fait froid et il grêle ce matin...enfin dirons certains. bon, moi je m'en passerai bien vu l'humidité et le froid ambiant de mon atelier;
sortir bonnet, moon boots, doudounne pour travailler, gggrrrr! ces jours-ci, j'entreprends un nouveau portrait sur le thème du dandy resté un peu bloqué sur la old new wave avec
paradoxalement en tête les traits de Balthus et de Michel Bouquet...c'est mon trip; on va voir ce que ça donne le mélange! le personnage issu des deux, sera plus jeune(40 ans) mais aussi
noble que ses immenses pères fondateurs. hommage à eux et aux dandys old new wave de ma génération...